atelier d′architecture environnementale
 

Un monde en mouvement… L’approche environnementale touche notre quotidien. Visites de site, positions par rapport à l’actualité, informations sur les évènements liés à la construction écologique sont l’objet des éco-nouvelles.

 
Accueil du site > Eco-nouvelle > Voyage d’études dans (...)
Atelier

Démarche

Eco-nouvelle

Partenaires

Réalisations


  > Voyage d’études dans le Sahara
  Voyage d’études dans le Sahara  
   
 

Courte expérience du désert dans le sud-est algérien autour de Djanet, apprentissage de la simplicité et de l’importance de l’attitude humaine dans les équilibres écologiques, à l’occasion d’une formation avec JP Oliva

 
 

Le carnet de dessin est disponible en PDF sur demande auprès de l’atelier d’architecture Vivarchi (droits de reproduction réservés).

Parcours et bivouac à travers l’Erg Admer, les oueds des contreforts du Tassili et le reg du plateau de Dider, dans le sud-est algérien.

Les falaises de grès issues d’un immense plateau en décomposition, s’effritent lentement en formant des amas de cailloux à leurs pieds et d’immenses murailles à leurs sommets. Par les différentes strates de sédimentation et les niches qui se forment, elles semblent habitées. D’autres roches sont présentes et trouvent leur utilité dans la construction ou… pour peindre (des cailloux à couleur).

Le sahara fut vert et plusieurs changements de climat l’ont fait désert ou savane traversée par des fleuves. L’érosion des falaises dans les oueds atteste la vigueur de ces cours d’eau. Quel contraste avec nos paysages verdoyants ! Pourtant, même en France, le sable et la roche sont à quelques centimètres sous une couche d’humus. Le désert n’est pas loin dans nos campagnes en monoculture où la terre est sur-minéralisée par les intrants chimiques.

Dans ces univers de sable et de pierres, la présence humaine est attestée en maint lieu par des peintures rupestres ou des tombes préislamiques. Les nomades connaissent ces lieux ainsi que chaque rocher, les étoiles pour se guider et les signes de la présence de l’eau. La présence de l’eau à faible profondeur dans les oueds ainsi que la hiérarchie des plantations permettent seules la culture et la vie et s’il pleut, les nomades touaregs sèment du blé dans les oueds devenus verts.

La palmeraie et les jardins potagers appartiennent aux femmes, se transmettent de mère en fille et sont inaliénables, garantissant ainsi la pérennité des oasis. Un exemple à suivre car il permet de lutter contre la spéculation foncière et la destruction des équilibres écologiques qui s’ensuit.

La construction écologique est née de la lutte contre le gaspillage des ressources naturelles et la déshumanisation de l’urbanisme et de l’architecture. Aujourd’hui, les décideurs politiques et les grandes entreprises tiennent un discours dans lequel le développement durable et la lutte contre le réchauffement climatique sont centraux. Pour autant, la démarche qui a conduit à la situation d’épuisement des ressources fossiles mais aussi de destruction des ressources végétales et la pollution des eaux a-t-elle changée ? Il semble que non car le réchauffement climatique et l’urgence d’une action sont les nouveaux motifs d’une industrie avide. S’il y a de l’argent à faire et si c’est « bon pour la planète » alors allons-y ! Oui mais est-ce bon pour l’être humain ? Replacer l’être humain au cœur de notre économie par des échanges coopératifs et solidaires est une condition nécessaire à ce nouveau contrat entre l’homme et la planète.

La fragilité des équilibres dans le désert et le maintien des sociétés humaines dans ces conditions extrêmes sont des modèles pour les sociétés occidentales gourmandes et destructrices. Bien sûr, la Terre survivra à ces bouleversements mais l’être humain pour s’adapter devra développer une attitude nouvelle vis-à-vis d’elle.

 [1]

 
     
   
     
  Dans la même rubrique  
  Chemin de fer et développement durable
Le bateau solaire de Rolf Dish
Sortir du nucléaire
Voyage d’études dans le Sahara
Restauration d’un four à céramique bois-gaz Feller
Deux éco-hameaux en Suède
Opéra d’Oslo architecture paysage / Oslo opera landscape architecture
Suivi scientifique d’une construction en paille
Vallée du Draa
Maison potagère en paille porteuse
Nouveau cahier du Forum Homme et Architecture
Gaz de schiste, nucléaire, les dénis démocratiques de la politique énergétique
Filières locales pour une solidarité globale
Atelier d’architecture Vivarchi
La simplicité, critère d’intensité sociale
A Djenné, Maître maçon rêveur
Inauguration du village bioclimatique pour séniors à Brasles
Construire économique et écologique à basse consommation d’énergie
Pays du Sud de l’Aisne, projets de territoire
Vivarchi dans Habitat Naturel
article dans à CT sur Globe21
Africa’Fismes
Ecolieu du Moulin de Brisé, demandez le programme !
BIM bricolage
L’architecture militante récompensée par le Prix du Projet Citoyen
Au fil du bois
Pollutions électromagnétiques une avancée dans la loi
Manuscrits de Djenné, une exposition
Conseil en architecture bioclimatique et restauration
Les Clés de l’Habitat Durable en Seine-St-Denis
Espaces de convivialité du Hameau Partagé
Nouveau compteur électrique, risques pour la santé et pour nos libertés
Hameau Partagé un article du Moniteur
La pensée fondamentale de l’architecture organique hongroise d’Imre Makovecz
Calais, une France sans humanité ?
Approche sensorielle de l’architecture
ARBRE Visite d’un chantier en bois local
Itinéraires intérieurs, une exposition de Bruno Fert au Point Ephémère à Paris jusqu’au 15.01.17
NOUVEAU SITE INTERNET VIVARCHI.FR
9e festival des métiers d’art de la restauration du patrimoine de Blancheface
« Réinventer la ruralité dans un monde en transition »
 
Vivarchi / Yannick Champain / Atelier d'Architecture Environnementale / La Ferté-Milon / T (0033)-3 23 72 37 31  /  contact@vivarchi.com
Plan du site | SPIP | Newletter OK