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Pour une architecture qui renforce la relation de l’être humain avec son environnement L’atelier poursuit une démarche et une réflexion sur l’architecture écologique en abordant plusieurs aspects et plusieurs échelles : la relation au site, la conception bioclimatique, la relation de l’habitant avec l’enveloppe bâtie, la construction d’une coopération entre l’architecte et le maître d’ouvrage qui permette la réalisation d’une architecture durable, la santé, etc.

 
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  Le cycle de vie des bâtiments  
   
 

Dans le cadre actuel de réflexion sur le bâtiment de demain, à la suite du Grenelle, il est important de mettre l’accent sur une approche globale de la construction afin de ne pas se limiter à des objectifs de consommations d’énergies d’usage.

 
 

Dans une projection à 50 ans, les impacts environnementaux, sanitaires et sociaux prennent beaucoup d’importance par rapport aux consommations d’énergies d’usage. Le cycle de vie des bâtiments révèle les autres effets de la construction que sont : l’énergie grise, l’impact carbone, la toxicité, l’impact sur le cycle de l’eau, les effets sur la biodiversité ou d’une manière plus générale les effets sociaux et humains.

La notion de cycle de vie suggère que le bâti n’est pas un objet inerte mais qu’il se comporte comme un organisme vivant. Il interagit avec les habitants et l’environnement à chaque phase de son développement. En particulier, l’enveloppe du bâti est à la rencontre des besoins des habitants et des contraintes et qualités de l’environnement, dimension personnelle et culturelle d’un côté, dimension physique, naturelle mais aussi sociale de l’autre.

Objet culturel, le bâti naît d’un besoin à la fois vital et symbolique : se protéger mais aussi vivre, habiter, travailler, être quelque part. Tout en étant cela, le bâti est aussi un produit économique. Il est rendu possible par l’organisation des filières de matériaux et les savoir-faire ou la technique des hommes.

Exemple de cycle de vie opposés : Le bâti ancien est issu de ressources de proximité, il est ancré dans un terroir. Il s’inscrit dans un paysage à la fois naturel et culturel, il est marqué par les matériaux du terroir mais aussi par les modes de vie des sociétés traditionnelles, ses impacts en termes d’énergie sont donc faibles et les matériaux naturels sont peu transformés. A l’opposé, le bâti qui émerge avec la révolution industrielle et s’impose au cours du 20e siècle est le produit de réseaux de production nationaux voire internationaux qui nécessitent des moyens de transformation et de transport, ce bâti est le reflet d’une société qui se globalise. Il dépense sans compter puisque la ressource est là, disponible à profusion ... jusqu’à ce que le puits s’épuise. En opposant ainsi bâti traditionnel et bâti industriel, nous ne proposons pas une approche passéiste mais l’idée d’un habitat qui, aujourd’hui, prenne racine dans le passé, une vision passéiste futuriste en quelque sorte, comme faire du neuf avec du vieux pour montrer que les mauvaises pratiques ne sont pas inéluctables.

Aujourd’hui, la construction est plus encore qu’hier le jeu des appétits industriels et commerciaux. D’un point de vue purement fonctionnel, son cycle de vie correspond à une production, un réseau commercial et un usage qui sont gourmands en énergie ! Pourtant la construction ne se réduit pas à ce point de vue. Plus qu’un objet de consommation, c’est une création humaine. Là se situe la frontière entre la construction pur objet physique et l’architecture qui est le lieu des activités humaines et plus encore le lieu qui permet le développement des activités humaines.

Le cycle de vie est souvent représenté avec l’image d’une flèche circulaire qui évoque un mouvement fermé sur soi. L’image qui conviendrait mieux serait celle d’une spirale sans fin évoquant un mouvement continu de mutation du bâti. Durant sa vie, un bâtiment aura des impacts environnementaux et sanitaires dus aux matériaux, aux techniques, à la qualité de l’air ou à la qualité des espaces. Ces impacts portent sur les énergies, la toxicité humaine, le cycle de l’eau ou les ressources premières, etc. Mais il aura aussi des effets sur la vie des sociétés, sur l’organisation du travail, sur les relations entre les gens. Et ce à chaque étape de son évolution, lors de la conception, lors de la préparation des travaux et du chantier, durant l’usage qui peut être long et en fin de vie (réhabilitation, remploi ou démolition).

Certains de ces impacts sont l’objet de données chiffrées mais tous ces impacts ne sont pas quantifiables : - comment mesurer par exemple les effets d’une bonne conception urbaine telle que les cités jardins ou ceux d’une conception bioclimatique qui permet de profiter des apports solaires en apportant un plus grand confort ? Le confort est un sentiment subjectif, comme la préférence pour un lieu plutôt qu’un autre, un mode d’habiter plutôt qu’un autre ou le choix de techniques constructives.

On le voit, la notion de cycle de vie nous ouvre à une approche de l’architecture comme un phénomène vivant en constante évolution qui touche à la fois des aspects physiques objectifs et des aspects subjectifs. L’un ne va pas sans l’autre car l’approche analytique a besoin d’un esprit de synthèse.

Les données chiffrées conduisent vers des normes. Cependant, les normes touchant les matériaux sont d’abord faites pour les produits industriels. Les grands fabricants de matériaux retirent des avantages des normes environnementales en s’appuyant sur le thème de « sauver la planète », une bonne action pour faire de bons bénéfices. Or, nombre de produits et matériaux utilisés en écoconstruction n’entrent pas dans ces cadres normatifs.

Quelle approche nous permettrait aujourd’hui d’avoir une vision objective du cycle de vie des produits artisanaux ou non industrialisables afin de mettre en évidence leurs qualités comme matériau sain, écologique, durable et soutenable ?

A lire également : La simplicité, critère d’intensité sociale

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